Catégorie : Rédac 3 (L’éco-Vision)

  • Interview – Sammy Kheroubi, responsable marketing & communication de Floralies Garden

    Interview – Sammy Kheroubi, responsable marketing & communication de Floralies Garden
     

    Comment s’organise concrètement le Marché de Noël ?
    « L’espace fait 1 500 m², entièrement dédié au marché. Habituellement, on y installe nos scènes de plein air : piscines, pergolas, espaces extérieurs… mais tout disparaît pour laisser place à Noël.
    La première semaine d’août, quatre personnes sont mobilisées uniquement pour réceptionner les produits. Ensuite, nos menuisiers et nos électriciens prennent le relais. Au total, une vingtaine d’employés, exclusivement de Floralies, travaillent à l’installation en respectant les normes de sécurité.
    L’ouverture se fait la deuxième semaine d’octobre et ça reste en place jusqu’au Nouvel An, pour que les personnes qui retournent dans leur famille puissent profiter du lieu jusqu’à la fin des fêtes. Après, il faut compter un bon mois de démontage. Et dès que c’est fini, on prépare déjà l’année suivante. Ce matin encore, on était en réunion pour 2025. »

    Que représente cette tradition de Noël chez Floralies Garden ?
    « Cela fait des décennies, bien avant mon arrivée. Ce sont les dirigeants historiques (encore présents dans l’organigramme) qui aiment cet esprit de Noël et l’ont introduit dans le magasin. Ça prend racine dans la boutique de cadeaux, qui a évolué en rayon de Noël pour finir sa transformation en Marché de Noël.
    Notre philosophie n’a pas changé : rester proche du client, garder cet esprit d’entreprise familiale, l’aspect chaleureux du magasin. Cette mentalité transpire dans le soin que l’on met à aider le client à choisir son sapin, par exemple. On prend le temps de les présenter, de conseiller. J’ai le souvenir d’un collaborateur tenant un sapin pendant de longues minutes pour des clients qui, finalement, se dirigent vers un autre.
    L’accompagnement est complet : la sélection, l’entretien quotidien, l’emballage, et, important, le retour avec “Service plus”, nous recyclons votre sapin.
    Deux types de sapins sont proposés à l’achat :

    • l’épicéa, le plus traditionnel, avec une vraie odeur mais des aiguilles qui tombent plus vite ;
    • le Nordmann, plus pratique, plus touffu.

    Noël représente environ 10 % de notre chiffre d’affaires, et le marché attire énormément : on est passé de 200 000 visiteurs à 300 000 en quatre ans. Ce flux génère même 30 % des ventes des autres rayons.
    Les gens viennent de partout : Angers, la Belgique… parce qu’ils ne trouvent pas ailleurs une offre aussi complète. »

    Comment s’articule l’exposition en elle-même ?
    « On fonctionne autour d’un thème central qui change chaque année. L’année dernière, c’était la fabrique de jouets. Cette année, c’est la maison du Père Noël.
    Autour, on installe une vingtaine de cellules à thème : la nature, le rouge traditionnel, le polaire… Dans chaque univers, tout est achetable. Tout est achetable, de grandes entreprises, comme l’Assiette Champenoise ou certaines maisons de champagne, viennent acheter les grosses décorations.
    Ça nous pose des contraintes : un sapin se fait dépouiller, il faut repenser sa décoration. La boîte aux lettres que vous voyez là sert à collecter les lettres des enfants. On tire au sort une famille qui gagne un séjour à Disneyland Paris, sauf que le 8 décembre elle part, donc il va falloir trouver une parade.
    On a une forme d’extension : on a cloisonné pour former une alcôve accueillant d’autres thématiques. Ici, on met en avant le savoir-faire français et marnais sur des produits de terroir, on retrouve aussi les peluches, les jouets, et surtout le grand halo d’exposition des villages Lemax. Là, les familles et les enfants viennent s’émerveiller des reproductions miniatures à la touche de Noël, mais aussi les collectionneurs qui viennent chercher la perle rare et observer les nouvelles sorties et collections.
    Et en fin de parcours, on arrive sur l’espace sapins artificiels. L’idée c’est de rassembler tous les produits de Noël , et inspirer : les clients viennent chercher des ambiances, des idées, des atmosphères. »

  • Quand Noël rime avec travail intensif

    Alors que la plupart des foyers s’apprêtent à partager un repas en famille, dans les ateliers de la Fonte Ardennaise, les machines ne s’arrêtent pas. L’entreprise, fleuron industriel du département, tourne à plein régime, même pendant les fêtes de fin d’année. Pour beaucoup de salariés, Noël ne rime pas avec repos, mais avec production continue.

    Une activité qui ne s’arrête jamais

    Située au cœur des Ardennes, la Fonte Ardennaise est l’un des plus grands producteurs de pièces métalliques en Europe. Ses clients, issus notamment du secteur automobile, ne peuvent pas se permettre le moindre ralentissement. Résultat : les équipes doivent assurer la maintenance, la surveillance et la continuité de la production, y compris pendant les périodes festives.

    « Le rythme est même souvent plus soutenu à cette période, explique un employé. Entre les commandes de fin d’année et la préparation du redémarrage de janvier, il y a énormément à faire. »

    Deux Travailleurs en maintenance réparant une pièce importante d’une machine Crédit Photo: Basque Thomas

    Romain, chef de maintenance, mobilisé même pour les fêtes

    Romain, chef de maintenance depuis plusieurs années à la Fonte Ardennaise, fait partie de ceux qui ne posent pas leurs outils, même le jour de Noël.

    « C’est un poste à responsabilité, confie-t-il. On doit être prêts à intervenir à tout moment. Si une machine tombe en panne, c’est toute la chaîne qui s’arrête. Alors même le 25 décembre, on reste mobilisés. »

    Pour lui, les fêtes ont une saveur particulière :

    « C’est sûr que ce n’est pas facile. Quand tu sais que ta famille est à table et que toi tu es à l’usine, ça pince un peu le cœur. Mais c’est le métier. On fait en sorte de partager un moment plus tard, quand tout est rentré dans l’ordre. »

    Un engagement discret mais essentiel

    Les salariés comme Romain sont souvent dans l’ombre, mais leur présence garantit la stabilité d’une entreprise qui emploie des centaines de personnes.

    « Les gens ne s’en rendent pas forcément compte, poursuit Romain, mais derrière chaque pièce livrée à temps, il y a une équipe qui veille jour et nuit. »

    Malgré la fatigue et les sacrifices personnels, une certaine fierté demeure : celle de contribuer au bon fonctionnement d’une industrie qui fait vivre tout un territoire.

    « On sait qu’on a un rôle important, et c’est ce qui motive. Même à Noël, on garde le sens du devoir. »

     la Fonte Ardennaise, le travail ne connaît pas de trêve. Pendant que d’autres déballent leurs cadeaux, les hommes et les femmes de l’usine veillent, pour que la machine ne s’arrête jamais symbole d’une région où la valeur du travail reste, plus que jamais, une fierté.

    Site de la fonte Ardennaise : https://www.la-fonte-ardennaise.fr

    Basque Thomas

  • Introduction aux fêtes de fin d’années, le marché de Noël de Floralie’s Garden

    ntroduction aux fêtes de fin d’années, le marché de Noël de Floralie’s Garden

    À Bétheny, aux portes de Reims, Floralie’s Garden transforme, de la mi-octobre au Nouvel An automne ses 10 000 m² en un véritable royaume de Noël. Ce magasin de jardinage et de décoration, fondé il y a plusieurs décennies, aménage un espace de 1 500 m² entièrement scénographié, attirant plus de 300 000 visiteurs venus parfois de l’autre bout de la France. Familles, curieux et passionnés affluent pour découvrir ce marché devenu une institution régionale, où ambiance immersive et traditions locales se rencontrent.

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    Je me souviens. Une pause au travail, en plein milieu des Ardennes, dans un village proche de Charleville-Mézières. Un sujet arrive sur la table :
    « Y’a un magasin de fleurs vers chez vous, les Rémois. Il faut que j’aille y faire un tour. »
    — « Ah oui, Floralie’s Garden ! C’est à Bétheny, à deux minutes de chez moi. Tu as déjà fait leur décorations de Noël ? C’est super beau. »
    — « On m’en a déjà parlé, il faut que j’y aille avec ma nièce », répond ma collègue.

    Autour de moi, on parle des « décorations de Floralie’s », et non du « marché de Floralie’s ». Peut-être le signe que l’aspect culturel et l’appropriation régionale a fini par dépasser le simple objectif commercial ?

    Les décorations du marché de Noël n’ont pas leur pareil. On se croirait dans la maison du Père Noël, on ne sait plus où poser les yeux. Issu de la région, c’est une tradition que je connais depuis l’enfance. « La sortie de Noël en famille pour se mettre dans l’ambiance », comme le dit encore ma mère.
    C’est un peu la Maison des Poupées de Disney, version Noël, mais implantée sur notre territoire. Petit, j’étais particulièrement impressionné par les villages miniatures : je revois encore les petits personnages dévaler des pistes de ski scintillantes.

    Aujourd’hui, je m’y rends pour retrouver cet esprit et écrire mon article. Comme toujours, un détour par l’animalerie, une tradition personnelle. Puis j’entre dans l’espace dédié : 1 500 m² entièrement consacrés à l’esprit de Noël. Du sol au plafond, tout brille. Je flâne, plus occupé à m’émerveiller devant cette démonstration de féerie qu’à penser à ce que je vais écrire.

    Pour découvrir la réflexion et l’organisation qui se cache derrière le marché de Noël de FLoralie’s Garden, Sammy Kheroubi, responsable marketing & communication à eu l’amabilité de se prêter au jeu de l’interview, une première réalisée avec brio.

    Je passe le porche pour rejoindre l’annexe suivante et me retrouve devant ce qui m’attirait enfant : les miniatures. L’endroit paraît plus petit que dans mon souvenir… est-ce moi qui ai grandi ? Le village semble moins animé, les passants se font rares au milieu des rues miniatures. Cela n’a pourtant pas l’air de déranger l’enfant en face de moi, qui observe chaque détail avec de grands yeux émerveillés.

    Autour de moi, des couples, des familles, des retraités avec leurs petits-enfants savourent le moment. Un enfant pose sur le trône du Père Noël pendant que sa mère le photographie. Partout résonnent des musiques de fêtes. Au centre, sur la grande scène, Papa Ours déclame son discours à l’auditoire rassemblé.

    Chacun vient chercher ici sa dose de magie, comme une introduction à décembre. Les jours raccourcissent, l’hiver approche, et avec lui Noël et la fin de l’année.

    À Floralie’s Garden, chaque visite devient une petite scène de film : celle où l’on retrouve, le temps d’un après-midi, la part d’enfance que décembre réveille.

     

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  • Le cadeau d’occasion s’impose sous le sapin

    Le cadeau d’occasion s’impose sous le sapin

    En pleine inflation et face à des consommateurs plus sélectifs, la seconde main devient l’un des leviers économiques majeurs de la saison de Noël.

    Un marché qui change d’échelle

    Longtemps perçue comme un choix par défaut, la seconde main s’installe désormais dans les réflexes d’achat de fin d’année. Sous l’effet combiné de la hausse des prix, de la sensibilité écologique et du changement générationnel, le cadeau reconditionné n’est plus un compromis mais un choix assumé.

    Les acteurs du secteur enregistrent des progressions à deux chiffres. Plateformes spécialisées, fabricants d’électronique et même enseignes de jouets enrichissent leurs offres “certifiées”. Smartphones, consoles, objets connectés, électroménager léger ou jouets premium : la filière s’est professionnalisée, avec des normes qualité, des tests et des garanties qui rassurent.

    Le reconditionné prend de plus en plus de place aujourd’hui. ©5 second Studio/Shutterstock

    Une pratique socialement acceptée

    Au-delà du prix, c’est la perception sociale qui a basculé. La transparence des plateformes et la meilleure qualité des produits ont levé le tabou du “déjà utilisé”.
    “J’ai offert un smartphone reconditionné à mon fils l’an dernier. Il l’a adoré, et personne n’a fait la différence. Cette année, j’ai prévu d’offrir aussi une console d’occasion. C’est devenu normal dans mon entourage”, raconte Émilie, 42 ans, cadre dans les télécoms.

    Cette décomplexion s’observe particulièrement chez les 18–35 ans, pour qui le critère écologique pèse autant que le prix. Pour eux, l’objet a plus de valeur d’usage que de valeur symbolique.

    Un défi pour le commerce traditionnel

    Face à cette montée en puissance, le retail classique tente de réagir : offres hybrides, programmes de reprise, rayons dédiés. Car si la seconde main ne remplacera pas totalement le neuf, elle s’impose désormais comme un pilier incontournable de l’économie de Noël.

    Gaspard VINCENT

  • Deux ambiances, une même magie

    Chaque année, dès le mois de novembre, la télévision et les plateformes de streaming se parent de rouge, de vert et de guirlandes lumineuses. Et avec elles reviennent deux traditions bien distinctes, mais pourtant complémentaires : les téléfilms de Noël, notamment ceux diffusés sur TF1, et les grands films de Noël qui ont marqué plusieurs générations comme Le Pôle Express, Les Gremlins ou Maman, j’ai raté l’avion. Deux univers différents, mais un même objectif : nous plonger dans la féérie des fêtes.

    Partie du Catalogue des films de Noël de Disney +

    La recette du cœur et du romantisme des téléfilms

    Diffusés en boucle sur TF1 dès la fin de l’automne, les téléfilms de Noël sont devenus un véritable rituel pour de nombreux téléspectateurs. Le scénario est souvent prévisible une jeune femme citadine qui retourne dans sa ville natale, un amour perdu retrouvé sous la neige, une magie discrète qui plane dans l’air mais c’est justement cette simplicité qui plaît.

    Jade, 18 ans, assume totalement son attachement à ces histoires pleines de bons sentiments :

    « Moi, je regarde les téléfilms de Noël pour l’amour. C’est cliché, mais c’est réconfortant. On sait comment ça va finir, et c’est justement ça qu’on aime. »

    Les téléfilms de Noël misent sur la chaleur humaine, la bienveillance et le rêve d’un bonheur simple. Ils ne cherchent pas à impressionner, mais à rassurer, comme une tasse de chocolat chaud après une journée d’hiver.

    Le grand spectacle des grands film, la nostalgie… et parfois le décalage

    À l’opposé, les films de Noël cultes jouent une tout autre partition. Qu’ils soient drôles comme Maman, j’ai raté l’avion, magiques comme Le Pôle Express ou un peu décalés avec Les Gremlins,  ils ont marqué le cinéma par leur créativité et leur capacité à émerveiller petits et grands.

    Certains n’hésitent d’ailleurs pas à bousculer les codes de Noël. C’est le cas de L’Étrange Noël de Monsieur Jack, chef-d’œuvre de Tim Burton où l’univers d’Halloween s’invite dans les fêtes de fin d’année, ou encore du Grinch, avec son humour grinçant et son héros vert aussi acide qu’attachant. Ces films prouvent que la magie de Noël peut aussi rimer avec impertinence, humour noir et imagination débordante.

    Pour Simon, 21 ans, impossible d’imaginer Noël sans ces classiques :

    « Les films de Noël, c’est autre chose. Ils sont incroyables et iconiques. Même après des années, ils gardent la même magie. »

    Ces films racontent souvent des histoires plus ambitieuses, avec des décors grandioses, des effets spéciaux et une dimension universelle. Ils ne se contentent pas de raconter Noël : ils le réinventent à chaque visionnage.

    Deux traditions, une même magie

    Si les téléfilms de Noël réchauffent le cœur par leur douceur, les grands films de Noël font briller les yeux par leur imagination et parfois même par leur audace. L’un mise sur la tendresse du quotidien, l’autre sur l’émerveillement et la surprise mais on a beau les connaître par cœur, on les regarde  encore et encore par tradition et amour de ces films. Mais tous deux rappellent la même chose : Noël, c’est avant tout un moment de partage, d’émotion et de retour à l’enfance.

    Finalement, qu’on préfère les romances enneigées de TF1 ou les films cultes et décalés du grand écran, l’esprit de Noël reste le même : celui qui nous fait croire, le temps d’un instant, que tout est possible.

    Basque Thomas

  • Un rituel télévisuel entre nostalgie et stratégie économique

    Chaque hiver, les films de Noël envahissent les écrans. Derrière cette avalanche de téléfilms sentimentaux se cache une mécanique redoutablement rentable. Pour les chaînes comme TF1 ou M6, ces programmes à petit budget garantissent des audiences confortables et des revenus publicitaires en hausse. Produits en masse par les studios américains comme Hallmark, ils offrent un coût d’achat minimal pour un rendement maximal. Les plateformes de streaming, de Netflix à Disney+, ont rapidement compris le potentiel : en décembre, certains de leurs contenus de Noël représentent jusqu’à 30 % des visionnages familiaux.

    Catalogue de Noël de Disney + Crédit Photo: Basque Thomas

    Mais le succès de ces films dépasse la seule logique économique. Dans une société marquée par l’incertitude, ces histoires prévisibles répondent à un besoin de repères et de douceur. Les mêmes archétypes , la citadine pressée qui redécouvre l’amour, le village uni autour de la magie de Noël , rejouent chaque année une nostalgie rassurante. Le spectateur y retrouve l’illusion d’un monde simple et bienveillant, à rebours du quotidien.

    Ce rituel collectif a aussi une dimension sociétale : il réunit les générations autour d’un moment partagé, à l’heure où chacun regarde ses écrans en solitaire. Les films de Noël deviennent alors un lien familial et culturel, une bulle de chaleur dans une époque fragmentée.

    Pourtant, leur uniformité suscite des critiques. Scénarios stéréotypés, représentations peu diversifiées : le modèle reste conservateur malgré quelques tentatives de renouvellement.
    Reste qu’économiquement comme émotionnellement, la recette fonctionne. Entre stratégie commerciale et besoin d’évasion, les films de Noël sont devenus une tradition moderne : celle d’un monde qui, chaque hiver, préfère la magie du prévisible à la froideur du réel.

    Pour en savoir plus sur l’aspect social et magique des films de noël lisez cette article : Deux ambiances, une même magie

    Basque Thomas

  • Les sapins de Noël de l’association Bambino


    À la suite du décès de leur ami, victime d’un accident de la route, plusieurs jeunes de Beaumont-sur-Vesle ont créé en 2013 une association à but non lucratif pour lui rendre hommage. Ils le surnommaient Bambino. Plus de dix ans après, l’association continue de faire vivre sa mémoire à travers des actions organisées dans la commune.

    Même en période de covid, l’esprit de Noël perdure, la livraison est donc assurée, mais pas sans son masque, crédit Association Bambino



    Aujourd’hui, Bambino est à la recherche d’une association à qui transmettre la cagnotte accumulée ces dernières années, un peu moins de 5 000 euros, auxquels s’ajouteront les bénéfices issus de la vente de sapins de cette année.

    « On n’arrive pas à se mettre d’accord sur les bénéficiaires de l’argent. On aimerait une association en accord avec nos critères, on souhaite de la transparence et une description de ce que va devenir notre don », explique Violette, présidente de l’association.


    Depuis sept ans, Bambino profite des fêtes de fin d’année pour organiser une vente de sapins de Noël principalement aux habitants de Beaumont, « On propose aux Belmontois, mais certains extérieurs se greffent, ce sont surtout la famille ou les proches des membres », précisent-ils.


    Chaque année, les bénévoles commandent les sapins auprès d’un producteur, puis les distribuent dans le village, une tradition devenue un rendez-vous convivial. Jusqu’à l’an dernier, un seul type de sapin était proposé, acheté entre 6 et 7 euros puis revendu entre 12 et 13 euros. La différence étant entièrement reversée à une association.


    Mais cette année marque la fin de ce partenariat, le producteur étant parti en retraite anticipée. L’association a dû se réorganiser et propose désormais quatre types de sapins : deux formats en épicéa et deux en Nordmann. Les marges sont plus faibles 1 euro ou 50 centimes selon le modèle. Les bénévoles ont préférés ne pas augmenter leur prix malgré la hausse.


    L’an dernier, environ 90 sapins ont été vendus. Cette année, l’association s’attend à un volume similaire, avec toutefois davantage de nouveaux acheteurs, attirés par le choix élargi de variétés.
    L’argent est principalement reversée à des associations locales, La Maraude champenoise, Roseau, et parfois à des structures en lien avec le sens même de sa création, comme la Sécurité Routière.

    Quand les fêtes seront terminées et que votre sapin aura remplit son office pensez à la planète « L’ILLUSION VERTE DES SAPINS DE NOËL »


    Un bel exemple des liens qui unissent les Hommes, tout un village, différentes générations, l’esprit de Noël, une belle cause, un hommage, pour que Bambino reste éternel.
    Si vous voulez découvrir cette énergie, ils vous accueillent également en été pour leur événement pétanque, et peut-être lors de la retransmission de la coupe du monde comme lors de l’édition 2018.

    Dimitri Robinet

  • Le Champagne à Noël : un rituel en recul

    Le Champagne à Noël : un rituel en recul

    À l’approche des fêtes, une question revient souvent : les Français ouvrent-ils toujours une bouteille de champagne pour célébrer Noël ? Si l’image du repas familial s’accompagne volontiers des bulles dorées, la réalité est aujourd’hui plus nuancée. Le champagne demeure un symbole de fête, mais son statut de passage obligé semble s’effriter.

    Des avis divers

    Les habitudes évoluent d’abord sous l’effet d’un contexte économique tendu. Le champagne reste un produit festif, mais également un produit coûteux. De nombreux ménages privilégient désormais une consommation plus ponctuelle, réservée aux moments considérés comme vraiment exceptionnels. « Quand j’étais petite, mes parents ouvraient systématiquement une bouteille à Noël. Aujourd’hui, j’en achète seulement si j’ai un peu de marge dans le budget, » confie Élodie, 37 ans, mère de deux enfants. « On trinque avec du crémant ou un bon jus pétillant pour les enfants, et franchement, l’essentiel est d’être ensemble. »

    Pour d’autres, au contraire, le champagne demeure indissociable des fêtes. Il marque une parenthèse, un geste qui distingue le soir de Noël du quotidien. « Pour moi, c’est le seul moment de l’année où je m’offre une belle bouteille », raconte Jean-Marc, 58 ans, fidèle des bulles. « Je préfère réduire ailleurs, mais je tiens à ce rituel : une coupe au dessert, c’est notre tradition familiale. » Beaucoup adoptent cette logique : faire moins, mais faire mieux, en privilégiant la qualité plutôt que la quantité…

    Quand la table se pare de lumières, le champagne retrouve son rôle de symbole des fêtes

    La diversité même de l’offre contribue à cette évolution. Avec des champagnes de maisons prestigieuses comme Ruinart ou Mumm, des petites productions de vignerons, le paysage de la bulle française s’est élargi. Les consommateurs naviguent entre le plaisir, la tradition et les contraintes financières élevées de ce produit désigné par certains comme luxueux.

    Ainsi, le champagne n’a pas quitté les tables françaises, mais son rôle change. Il n’est plus forcément un incontournable, plutôt une intention : celle de marquer un moment. En 2024 comme aujourd’hui, les Français trinquaient déjà moins systématiquement… mais toujours avec envie quand l’occasion s’y prête.

    Gaspard VINCENT

  • Les adultes s’approprient le calendrier de l’avent

    Longtemps réservé aux enfants, le calendrier de l’Avent prend ses racines au XIXᵉ siècle en Allemagne, où l’on marquait les jours avant Noël avec des images religieuses ou des bougies. Dans les années 1950, le chocolat fait son apparition dans les cases, popularisant le rituel. Depuis les années 2000, de nombreux enfants disposent du leur pour compter les jours jusqu’au 24 décembre.
    Calendrier de l’avent, cookies chocolat chaud, la magie de Noël s’installe en cette fin de novembre, crédit Margot ROBINET


    Déguster son chocolat du 1er décembre à la pause-café : c’est ce que feront désormais nombre de salariés, certains pouvant même profiter d’un thé différent chaque jour. Le calendrier de l’Avent a quitté les chambres d’enfants pour s’installer sur les bureaux. Pour certains, c’est une tradition qui émerge entre collègues.

    « Ma N+2 perpétue la tradition de l’ancien DRH : elle commande un calendrier double pour chaque pôle. Avec mon binôme, on choisit toujours celui au saucisson depuis trois ans, parce qu’on adore ça », raconte Caroline. « Et par volonté personnelle, on en a offert un à notre N+1 pour lui montrer notre attachement et le plaisir qu’on a à travailler avec elle. J’en ai profité pour m’en prendre un pour la maison. »

    D’autres font preuve de créativité : « Une collègue en a fabriqué un en tissu trop stylé, tous les jours on va tirer trois gagnants », sourit Angèle. Et parfois, c’est l’entreprise qui s’en charge. « Comme tout le monde, j’en ai reçu un de la boîte hier : il est très beau », confie Margot.

    La tradition reste toutefois très présente dans les foyers. Le calendrier de l’Avent demeure un rituel familial, parfois fait maison. « Chaque année, on ressort le même arbre avec des petites boîtes suspendues. Chaque jour, on ouvre la boîte et chacun prend son chocolat », raconte Marie, dans cette famille de cinq gourmands attachés à l’esprit de Noël. Un moment de partage,pas pour tous certaines habitudes sont tenaces : « Camille, 31 ans, en reçoit toujours un de sa mère, qu’il déglingue en un soir », rapporte Lucas, amusé.

    La tradition trouve aussi sa place au sein du couple, souvent sous l’impulsion de la partie féminine. « Et mon petit doigt m’a dit que Tomas allait m’en offrir un », glisse Margot, pour certain c’est unilatérale « Elle en a même deux parce que j’en ai rien à faire, moi », admet Nicolas, hilare. Mais la magie de Noël n’est plus réservée aux femmes : « En perso j’en ai pas encore, mais mon mec, qui adore Noël, est sur le dossier », confie Angèle.

    Exit l’hégémonie du chocolat, le calendrier de l’avent se diversifie « LA TRADITION DU CALENDRIER DE L’AVENT EN PLEINE RÉVOLUTION »

    Derrière ce retour en force se cachent les millénials, génération reine de la nostalgie et clientes idéales pour rallonger la saison de Noël. Le calendrier de l’Avent flatte leur besoin de douceur, de rituels et de réconfort, tout en offrant aux marques un marché colossal. Le petit chocolat de notre enfance est devenu un produit marketing redoutable : un plaisir quotidien, un compte à rebours, et un business qui n’a pas fini de se réinventer.

    Dimitri ROBINET

  • Les Français resserrent la ceinture festive

    Les Français resserrent la ceinture festive

    Dans un contexte économique toujours tendu, le budget moyen des Français consacré aux fêtes de fin d’année est en chute libre. Les inquiétudes inflationnistes sont là, mais les ménages cherchent à préserver la magie de Noël… sans exploser leur budget.

    Des budgets en baisse

    En 2025, les Français prévoient en moyenne de dépenser 491 € pour Noël, selon les dernières études, un niveau plus bas que celui enregistré depuis 2017. Cette baisse traduit une érosion du pouvoir d’achat persistante : 45 % des Français se disent ainsi inquiets face au contexte économique pesant.

    Le principal poste de dépenses reste les cadeaux, avec environ 323 € alloués à cette ligne, soit 9 € par rapport à l’an dernier. Viennent ensuite les repas : paradoxalement, cette part progresse (+ 12 € contre 2023), pour atteindre environ 132 € de budget festif à table. Les décorations restent modestes, autour de 27 €, tandis que les dépenses pour les tenues ou les déplacements complètent l’enveloppe.

    Sous le sapin, les cadeaux restent le premier poste de dépense des Français à Noël

    Pour maîtriser ces dépenses, les Français adoptent des stratégies plus prudentes : 37 % profitent des périodes promotionnelles, près d’un quart limitent leurs cadeaux aux enfants (22 %) ou n’offrent qu’un seul présent par couple (16 %) afin de réduire les coûts.

    Une disparité importante

    Les disparités sont fortes selon les tranches d’âge : les jeunes de 25–34 ans tablent sur un budget moyen d’environ 323 €, tandis que les plus de 65 ans peuvent allouer jusqu’à 718 € à leurs festivités. En parallèle, les préoccupations liées aux prix sont largement partagées : 75 % des Français pointent le coût des denrées alimentaires, 66 % s’inquiètent du prix des cadeaux, et 20 % redoutent des perturbations dans les transports.

    Pourtant, malgré ces contraintes, la tradition de Noël reste profondément ancrée : selon E.Leclerc, 86 % des Français dépassent leur propre budget, motivés non par l’excès, mais par la volonté de faire plaisir, notamment aux enfants, ou d’améliorer le repas festif.

    Les Français cherchent donc à célébrer Noël sans sacrifier la convivialité, mais en faisant plus avec moins dans un contexte économique pesant.

    Gaspard VINCENT