La première biennale dédiée à l’art autochtone d’Argentine
Cet événement inauguré le 11 février réunit des artistes de plusieurs pays d’Amérique latine autour de l’art indigène. Cette exposition pourrait aider à sensibiliser le public à cet art trop souvent mis de côté.
46 artistes sont présents pour représenter leur art lors de cette biennale particulière. La Bienal de Arte Indìgena à Buenos Aires met l’art autochtone en valeur pour la première fois en argentine. Les œuvres des artistes ont pour but de changer le regard du spectateur sur l’art indigène. Il s’agit en particulier de changer les stéréotypes européens de ces peuples et de leur art. L’Argentine est un pays très concerné par cette problématique. Beaucoup de peuples autochtones vivant en Patagonie sont encore victimes de discriminations.
Représentation des traditions
Les œuvres mettent en valeur les traditions et le quotidien de ces peuples. L’une des organisatrice, Mercedes Avellaneda de Bocca s’exprime : “Les artistes sont véridiques, authentiques, ils n’ont fréquenté aucune académie. Ils ont appris de leurs grands-pères, de leurs pères. On ne devient pas artiste d’un jour à l’autre”. Soulignant l’importance de la transmission de tout cet art et la volonté de l’art en tant que tradition ancestrale.
Un renouveau du marché de l’art
Bien que le marché de l’art soit en perpétuelle évolution, il évolue en majorité autour de l’art européen. Cette biennale permet de mettre en valeur des peuples différents et attire les collectionneurs qui trouvent des œuvres très complètes et différentes des normes européennes. Mais attention à ne pas rentrer dans le pillage culturel. Les œuvres de ces peuples leur appartiennent, elles ne doivent pas se retrouver bloquées sur le marché européen. Comme l’art africain volé par le National British Museum, symbole de la colonisation.
Il est important de se rendre dans ce type d’événement. Ils permettent d’ouvrir l’esprit critique du public. C’est un vecteur de médiatisation des arts mis de côté, une occasion de mette la lumière sur différentes cultures.
Il est possible de visiter l’exposition jusqu’au 12 avril au sein du pavillon des Beaux-Arts de l’Université Catholique d’Argentine.
Pour en savoir plus sur le pillage culturel en Afrique, un article est disponible ici.
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