Catégorie : Monde

  • Un Influenceur critique du pouvoir est mort au Laos, cas critique aux abords de la politique

    Un Influenceur critique du pouvoir est mort au Laos, cas critique aux abords de la politique

    Bao Mo Khaen, connu sous le pseudonyme « MR Khaen » sur les réseaux sociaux, publiait des vidéos très critiques contre la corruption et le manque de liberté d’expression au Laos. Il a été retrouvé mort le 20 février 2026, près de son scooter à Vientiane, la capitale du Laos. La mort de cet influenceur questionne cette politique et révolte les Laotiens.

     

    Un influenceur critique du pouvoir assassiné Crédits : Le Monde

    Un homme qui n’a pas peur

    Mr Khaen, avait gagné une visibilité importante en dénonçant de problèmes comme la corruption à l’hôpital public ou les difficultés administratives. Il s’était fait remarquer grâce à son franc-parler dans un pays ou la critique du pouvoir est rare et souvent réprimée.

    La disparition de celui-ci avait été signalé le 17 février par son frère, c’est trois jours avant que son corps ne soit retrouvé.

    Les circonstances de sa mort son très suspectes, des ONG de défense des droits humains relèvent que le Laos a déjà connu des cas où des militants critiques du régime ont disparu ou ont été retrouvés morts dans des situations similaires.

     

    Une mort camouflée

    Dans un pays à parti unique dirigé par le Parti révolutionnaire populaire Lao, toute critique publique du pouvoir est très risquée et les autorités ne tolèrent pas facilement la dissidence.

    Des organisations comme la Fondation Manushya (ONG de Bangkok travaillant sur les droites humaines en Asie du Sud-Est) estiment que cette mort peut s’inscrire dans un schéma « d’éliminations politiques déguisées en accidents, rappelant d’autres cas d’activistes retrouvés morts près de leur moto après avoir critiqué le pouvoir.

    Le gouvernement laotien n’a pas publié d’explication publique claire confirmant un assasinat politique et les autorités locales parlent parfois « d’accidents » dans ces situations.

    Le décès de Bao Mo Khaen survient dans un contexte de contrôle strict d la société civile, de limitation de la liberté d’expression et d’absence du pluralisme politique au Laos. Mais également un pays où les élections se déroulent sans réelle opposition et où les médias indépendants sont quasi inexistants.

    Leur puissance et ces points permettent au gouvernement Laotien, de faire taire ces assassinats, donc celui de Mr Khaen et de continuer à diriger de manière inquiétante.

    Inquiétudes des Laotiens

    Les Laotiens expriment beaucoup de tristesse, et des messages d’hommage pour ce malheureux événement tout cela avec des publications prudentes parfois anonymes, car le risque est fortement présent.

    Malgré tout certains posts ont été supprimés, d’autres évitent même de partager du contenu politique et ces révoltes se font surtout par messages privés.

    Car cette peur des représailles est et restera toujours présente dans ce gouvernement si autoritaire et censuré.

  • Cuba dénonce une « infiltration terroriste » maritime : quatre morts, Washington demande des clarifications

    Cuba dénonce une « infiltration terroriste » maritime : quatre morts, Washington demande des clarifications

    Les autorités cubaines ont annoncé avoir neutralisé une tentative « d’infiltration terroriste » au large des côtes de l’île. Elles affirment que quatre occupants d’une embarcation en provenance des États-Unis ont été tués lors d’une opération menée par les forces de sécurité. L’information a été communiquée par le ministère cubain de l’Intérieur et relayée par l’agence officielle Prensa Latina ainsi que par la télévision d’État.

    Infiltration terroriste à Cuba Crédits : Le Parisien

    Infiltration terroriste aux bords des eaux cubaines

    Selon La Havane, la vedette rapide aurait pénétré dans les eaux territoriales cubaines avec à son bord un « groupe armé » dont les intentions étaient qualifiées d’« hostiles et déstabilisatrices ». Les autorités évoquent un échange de tirs après que les forces de sécurité ont tenté d’intercepter l’embarcation. Les quatre personnes présentes à bord ont été tuées. Du matériel militaire et des équipements de communication auraient été saisis, les autorités n’en détaillent précisément la nature.

    À ce stade, aucune source indépendante n’a confirmé la version cubaine des faits. Les autorités n’ont pas rendu publiques l’identité des victimes ni précisé si elles étaient de nationalité américaine ou cubaine. Cette absence d’éléments vérifiables alimente les interrogations, notamment à Washington.

    Le département d’État américain, cité par l’Associated Press et Reuters, a indiqué être informé de l’incident et chercher à obtenir davantage de détails. Les autorités américaines ont déclaré ne pas être en mesure de confirmer les accusations d’« infiltration terroriste » avancées par La Havane. Elles ont appelé à la transparence sur les circonstances exactes de l’opération et sur le statut des personnes impliquées.

    Réactions controversés

    Le sénateur républicain J. D. Vance a réagi publiquement, estimant que « toute perte de vie dans des circonstances troubles mérite une enquête complète ». Il a demandé que l’administration américaine clarifie rapidement les faits et protège les ressortissants américains si leur implication était avérée.

    Cet épisode intervient dans un contexte de relations toujours tendues entre Cuba et les États-Unis. Malgré un bref rapprochement diplomatique amorcé sous l’administration Obama, les sanctions économiques et les restrictions imposées à l’île restent en grande partie en vigueur. Les autorités cubaines dénoncent régulièrement ce qu’elles qualifient de tentatives de déstabilisation soutenues depuis l’étranger. De son côté, Washington critique la situation des droits humains et la gouvernance politique à La Havane.

    L’histoire bilatérale est marquée par des épisodes d’hostilité, notamment la tentative de débarquement de la baie des Cochons en 1961 et divers incidents liés à l’exil cubain en Floride. Dans ce climat de méfiance persistante, chaque événement sécuritaire prend une dimension politique immédiate.

    Pour l’heure, les circonstances exactes de l’interception maritime restent floues. Des observateurs diplomatiques interrogés par Reuters soulignent la nécessité d’une enquête indépendante afin d’établir les faits et d’éviter une escalade rhétorique entre les deux pays. En l’absence de preuves publiques détaillées, l’affaire pourrait rapidement devenir un nouvel épisode de confrontation dans une relation déjà profondément fragile.

  • La mobilisation mondiale de la Gen Z symbole du ras-le-bol global de la jeunesse

    La mobilisation mondiale de la Gen Z symbole du ras-le -bol global de la jeunesse

    Des revendications politiques, sociales et culturelles poussent les jeunes à sortir dans les rues pour faire entendre leurs voix, tandis que les générations plus âgées semblent avoir perdu espoir de manifester.

    En 2025, de nombreuses contestations ont pu être observées à travers le monde. Bien que différentes, un point commun ressort. Tous les instigateurs de ces manifestations font partie de la génération Z*. Ces manifestations organisées au moyen des réseaux sociaux dénoncent la corruption des systèmes politiques, les inégalités sociales et le manque de moyens du service public.

    Dans le monde entier, la Gen Z invente de nouvelles formes de mobilisation. © AFP / Studio graphique de France 24

    Revendication globale

    Les pays concernés par ces révoltes d’un nouveau genre sont le Népal, le Sri Lanka, le Bangladesh, Madagascar, le Maroc, le Pérou et l’Indonésie. Ce système de révolte a d’abord pris racine en Indonésie, où les étudiants sortaient dans la rue dès la fin de l’été 2025. Dénonçant la corruption des élites du pays face à une population qui ne cesse de s’appauvrir, les Indonésiens s’approprient un symbole de leur temps. Un drapeau noir, en son centre un squelette portant un chapeau, a été choisi. Il s’agit d’une référence à « One Piece », le manga le plus vendu de l’histoire.

    Des manifestants avec le drapeau One Piece devant le palais Merdeka, en Indonésie, à Jakarta, le 14 août 2025. – Sipa Press

    Des actions marquantes

    Par la suite, de nombreuses autres manifestations de la « Gen Z » vont éclater un peu partout dans les pays du « Sud Global ». En septembre, les jeunes Népalais se révoltent à leur tour en diffusant leurs manifestations sur TikTok alors que le gouvernement tente de les réduire au silence en bloquant les réseaux sociaux. Une des images les plus importantes à retenir de ce soulèvement est la mise à feu du Parlement par les manifestants.

    Le Parlement népalais en flammes à Katmandou, incendié par des manifestants en colère contre la corruption et le blocage des réseaux sociaux, dans un mouvement qui a fait au moins 19 morts et conduit à la démission du Premier ministre.

    Des voix entendues mais pas forcément prises en compte

    L’élan de révolte va ensuite s’étendre en Afrique. Madagascar et le Maroc vont aussi devoir affronter la colère de la jeunesse. Bien que ces rassemblements soient très médiatisés, leurs conséquences le sont moins. La répression au Maroc amène des chiffres alarmants : 1473 jeunes encore détenus donc 330 mineurs. Et si certains gouvernements font des promesses par peur d’autres manifestations, il n’est pas certain que le train de vie des jeunes finisse par s’améliorer.

    *Génération Z désigne toutes les personnes nées entre 1990 et 2010

    Au Laos, un opposant politique est décédé le 20 février à cause des ses prises de paroles. Si ce sujet vous intéresse un article est disponible à propos de ce drame.

  • La Sagrada Família devient l’église la plus haute du monde

    La Sagrada Família devient l’église la plus haute du monde

    Après plus d’un siècle de travaux, la Sagrada Família franchit une étape historique. Avec ses 176 mètres de hauteur, l’édifice espagnole devient l’église la plus haute du monde.

    La Sagrada Família se part d’une croix de verre pour fêter son centenaire ©visitarsagradafamilia

    Une église haute en couleur

    100 ans après le début de sa construction, la Sagrada familia passe un cap historique de l’histoire de sa construction. Avec une hauteur de 176 metres, la Sagrada familia devient l’église la plus haute au monde. Le vendredi 20 février 2026, la pose du bras supérieur de la croix à été installé au sommet de la tour. Cette étape met fin à la construction extérieure de la tour centrale. La concrétisation de ce projet arrive à temps pour le centenaire de la mort de l’homme à la tete de ce grand projet. 

    Un homme au grandes idées

    Antonio Gaudí, l’architecte de la Sagrada Família, mort en 1926, n’a pas vu la concrétisation de son projet. Cependant, cette nouvelle étape honnor son projet et les 15 dernières années de sa vie exclusivement dédiées à la Sagrada Família.Il est actuellement en processus de béatification par l’Église catholique.

    Un projet d’envergure internationale

    La nouvelle croix de la célèbre église espagnole à été construite en Allemagne. Commandée en 2018, cette croix de verre mesure à elle seule 17 mètres d’envergure. Il y a quelques jours encore, la cathédrale d’Um dans le Bade Wurtemberg, en Allemagne détenait le record de la plus haute flèche d’église du monde avec 161.53 mètres de hauts. La différence entre les deux monuments est seulement de 11 mètres. Gaudí voulait que son œuvre reste inférieure à la hauteur de la colline de Montjuïc (≈ 177 m)

    Symbole incontournable de Barcelone, la Sagrada Família attire chaque année des millions de visiteurs venus du monde entier. Son architecture unique en fait l’un des monuments les plus emblématiques d’Europe. Sa construction a traversé les guerres, les crises économiques et les évolutions technologiques. Aujourd’hui, grâce aux outils numériques et aux nouvelles techniques de construction, le rêve visionnaire de l’architecte catalan touche enfin le ciel, un siècle après sa disparition.

  • La première biennale dédiée à l’art autochtone d’Argentine

    La première biennale dédiée à l’art autochtone d’Argentine

    Cet événement inauguré le 11 février réunit des artistes de plusieurs pays d’Amérique latine autour de l’art indigène. Cette exposition pourrait aider à sensibiliser le public à cet art trop souvent mis de côté.

    46 artistes sont présents pour représenter leur art lors de cette biennale particulière. La Bienal de Arte Indìgena à Buenos Aires met l’art autochtone en valeur pour la première fois en argentine. Les œuvres des artistes ont pour but de changer le regard du spectateur sur l’art indigène. Il s’agit en particulier de changer les stéréotypes européens de ces peuples et de leur art. L’Argentine est un pays très concerné par cette problématique. Beaucoup de peuples autochtones vivant en Patagonie sont encore victimes de discriminations.

    Œuvre Ininsoi de l’artiste Denis David Ramírez Nunta

    Représentation des traditions

    Les œuvres mettent en valeur les traditions et le quotidien de ces peuples. L’une des organisatrice, Mercedes Avellaneda de Bocca s’exprime : “Les artistes sont véridiques, authentiques, ils n’ont fréquenté aucune académie. Ils ont appris de leurs grands-pères, de leurs pères. On ne devient pas artiste d’un jour à l’autre”. Soulignant l’importance de la transmission de tout cet art et la volonté de l’art en tant que tradition ancestrale.

    « Voix autochtones contemporaines : un regard au cœur des communautés »

    Un renouveau du marché de l’art

    Bien que le marché de l’art soit en perpétuelle évolution, il évolue en majorité autour de l’art européen. Cette biennale permet de mettre en valeur des peuples différents et attire les collectionneurs qui trouvent des œuvres très complètes et différentes des normes européennes. Mais attention à ne pas rentrer dans le pillage culturel. Les œuvres de ces peuples leur appartiennent, elles ne doivent pas se retrouver bloquées sur le marché européen. Comme l’art africain volé par le National British Museum, symbole de la colonisation.

    Œuvres présentent dans l’exposition

    Il est important de se rendre dans ce type d’événement. Ils permettent d’ouvrir l’esprit critique du public. C’est un vecteur de médiatisation des arts mis de côté, une occasion de mette la lumière sur différentes cultures.

     Il est possible de visiter l’exposition jusqu’au 12 avril au sein du pavillon des Beaux-Arts de l’Université Catholique d’Argentine.

    Pour en savoir plus sur le pillage culturel en Afrique, un article est disponible ici. 

  • Après l’attaque de requin à Nouméa, la relance des abattages divise

    Après l’attaque de requin à Nouméa, la relance des abattages divise

    Un homme de 35 ans meurt après s’être fait attaqué par un requin dans un site très fréquenté à Nouméa. Les autorités relancent une campagne de prélèvement de ces animaux.

    Un homme de 35 ans s’est fait attaquer par un requin pendant qu’il pratiquer le wing foil dans une baie de Nouméa © Crédit photo : illustration – AFP

    Attaque de requin à Nouméa : plages fermées et mesures d’urgence

    En Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, les plages non protégées par des filets anti-requins sont fermées au public. De sorte qu’un événement tragique comme celui parvenu ce lundi 23 février 2026 ne se reproduise pas. Un homme a été tué dans une attaque alors qu’il pratiquait le wing foil dans la baie de l’Anse-Vata.  Or, cette baie est très appréciée des amateurs de sports nautiques.

    Des barrières anti-requin ont déja été installées en 2023 par la municipalité de Nouméa et la province du sud. Ainsi, la plus grande zone de baignade protégée au monde a été créée.

    Une décision qui divise

    Cependant, cette décision d’urgence suscite une vive opposition des associations. En effet, cela remet la discussion sur la dangerosité des requins au cœur du débat. Ces mesures de protection passent par l’élimination de ces individus et cela fait polémique. Il y a plus de deux ans, 127 requins avaient été éliminés lors d’une phase d’abattage similaire à celle proposée ces derniers jours.

    Il est important de rappeler que ces animaux sont pour la majorité d’entre eux classés en voie d’extinction. Par conséquent, leur abattage souleve une question environnementale importantes

    L’association Ensemble pour la Planète (EPLN), a été à l’origine de l’arrêt de l’abatage de ces squales en 2023. Elle a déposé un recours devant le tribunal administratif et attend que le juge se prononce sur la légalité de cette mesure. Martine Coornaille, présidente de l’association EPLP, a dit : « Cette décision témoigne d’un irrespect total d’un contrepouvoir essentiel dans nos démocraties, qu’est la justice. »

    À l’inverse, Alan  Boufeneche, secrétaire adjoint à la mairie de Nouméa déclare « Le maire, par responsabilité envers ses administrés mais ceux de toute la Calédonie qui viennent sur les plages de Nouméa. Nouméa c’est une ville balnéaire. Quand il y a un incident, on doit intervenir. »

    Requins et crocodiles : des chiffres à relativiser

    Les squales ont depuis très longtemps cette image de prédateurs sanguinaires affamés de nageurs. Cela est surtout dû à l’image donnée dans la culture, notamment cinématographique.

    En 2025, il y a eu environ 65 attaques de requins dans le monde entraînant le décès de 9 à 12 victimes. En comparaison, chaque année, il y a environ mille personnes qui meurent d’attaque de crocodiles. Pour ces deux espèces, les attaques sur les humains sont opportunistes ou défensives.